LES GARDES-PÊCHE FONT LIGNE COMMUNE AVANT LA SAISON À PIGNANS

En vue de la saison 2019, dont le lancement est programmé le samedi 9 mars, gardes-pêche et dirigeants de la fédération départementale étaient rassemblés pour passer en revue effectifs et missions. 


Nouvelles réglementations, effectifs, état des rivières et plans d’eau, de nombreux sujets ont été abordés lors d’une réunion menée par la fédération départementale de pêche

Le samedi 9 mars sonnera l’ouverture de la saison de la pêche en première catégorie piscicole. Amateurs et passionnés pourront de nouveau taquiner des espèces comme la truite.

Pour les 45 gardes-pêche varois, l’heure est aux préparatifs. La majorité d’entre eux étaient rassemblés ce samedi à la maison départementale de la pêche et de la nature pour évoquer les perspectives de 2019. Une rencontre à laquelle assistait Louis Fonticelli, président de la FVPPMA (1).

EFFECTIFS STABLES, UNE SATISFACTION

Avant de se mettre au travail, les présents ont observé une minute de silence en hommage à Axelle Gombert, secrétaire de la FVPPMA depuis 1991, récemment décédée.

La réunion s’est ensuite ouverte avec un point sur les effectifs des gardes-pêche varois. Ils sont actuellement 45 à couvrir rivières et plans d’eau. Parmi eux, 42 sont bénévoles et 3 sont des salariés de la fédération.

“Le chiffre est stable, constate Louis Fonticelli. Il faut y ajouter les présidents des associations locales qui eux aussi interviennent régulièrement sur leurs baux de pêche.”

Conserver un nombre important de bénévoles dans le Var est déjà une satisfaction à l’aube de la saison 2019. “C’est une activité qui demande beaucoup de disponibilité. Nous sommes souvent mobilisés pour protéger les milieux aquatiques”, souligne un garde-pêche bénévole.

CONTRÔLE ET PÉDAGOGIE

Principale tâche des bénévoles, effectuer des tournées de surveillance au bord des rivières et plans d’eau. A commencer par le contrôle des cartes de pêche des usagers. Un permis pour lequel de nouveaux moyens de supervision ont été mis en place sur internet.

Malgré des pouvoirs limités, les gardes-pêche peuvent néanmoins faire remonter aux autorités des infractions constatées dans le cadre de la police de l’eau.

Mais si la répression est parfois inévitable, gardes-pêche et dirigeants s’accordent sur la nécessité d’être pédagogue. “Les gardes-pêche effectuent un travail conséquent d’information et de sensibilisation auprès des pêcheurs et autres usagers des cours d’eau”, rappelait-on pendant la réunion de ce samedi matin.

À ce jour, huit personnes sont en cours de formation dans le Var pour renforcer les effectifs. Pour rejoindre les gardes-pêche, la démarche est la même que les années précédentes. Le volontaire doit d’abord contacter le président d’une association agrée locale. Le dossier est ensuite transmis à la fédération départementale qui valide ou non la candidature. En cas de réponse favorable, deux journées de formation sont dispensées afin d’être qualifié pour assurer la fonction auprès d’une association agréée.

PEU DE JEUNES GARDES-PÊCHE

Si les effectifs sont corrects pour Louis Fonticelli, ce dernier regrette néanmoins l’absence de jeunes chez les gardes-pêche.

Pour le président départemental, l’explication est simple: “Cette fonction requiert du temps, ce que n’ont pas ou peu les jeunes passionnés de pêche. La plupart de nos bénévoles sont en effet des retraités, qui ont cependant l’avantage de bien connaître les territoires”.

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